Revue de presse

Cette rubrique, constituée d'extraits de nos bulletins d'information (La République), se veut satirique. Il arrive donc qu'on y déroge à la règle que le Cercle républicain s'est fixée, et qui est de ne pas recourir à l'attaque personnelle et de s'en tenir aux principes. Ici, et ici seulement, l'argumentation rigoureuse, fondée sur les valeurs humanistes, cède la place à l'irrévérence. Alors, chers visiteurs, lisez, souriez, riez ou offusquez-vous, mais n'oubliez pas ensuite de retourner aux pages "sérieuses" de notre site, c'est-à-dire...toutes les autres!

  • Une femme engagée

    "Une femme engagée", c'est le titre d'un article paru dans le Télé-Moustique de cette semaine et consacré à un portrait de la princesse Mathilde réalisé par C'est du belge...
    En effet, Mathilde, apprend-on, bat tous les records d'activités de la famille royale - à l'exception d'Albert II - avec le nombre astronomique de 61 activité officielles en 2006. Pfiou ! Ca décoiffe, ça, 61 activités sur un an: total respect ! Ca fait tout de même une activité tous les 6 jours... Et l'article nous apprend pourquoi Mathilde se donne tant de mal, au risque de s'épuiser : c'est qu' "elle est une mère, mais aussi une femme". Ce qui explique que malgré sa famille nombreuse, elle se donne sans compter, par le biais du fonds Princesse Mathilde. Un fonds, qui, nous apprend l'article, a pu être créé en 2001 grâce à la générosité de la population belge, laquelle a fait multe dons aux oeuvres sociales de Mathilde à l'occasion de son mariage.
    C'est cool, ça : on épouse un prince, on reçoit plein de sous d'un bon peuple enthousiaste et ému aux larmes, avec les sous on crée une fondation, tous les six jours on va dire bonjour à une bonne oeuvre, et le reste du temps on élève ses enfants tout en expliquant à quel point on se sent vachement concernée par les problèmes de société et tout ça.
    Mais bon, tout n'est pas rose tous les jours, faudrait pas croire. C'est que toute cette belle famille engagée doit vivre avec la misérable dotation de Monsieur: 924.000 euros par an (chiffres de 2007). Avouez, quelle femme engagée et mère de famille nombreuse peut se targuer de 61 activités sur une année pour une si maigre rétribution ? Hein ?
    Non vraiment, je vous dis: total respect.

    Article publié initialement sur le blog de Nadia Geerts

  • Ils ont osé le dire

    WALTER PAULI, éditorialiste du Morgen, explique dans une récente chronique pourquoi il est toujours royaliste, bien qu’il soit républicain par principe. La réponse tient en deux mots, je vous les donne en mille : la Belgique. Et Pauli ne se contente pas de stigmatiser la hargne anti-belge de la Flandre : il prend la défense de la famille royale : affirmant notamment que « les membres de la famille royale ne sont pas stupides, ni mauvais, ni antidémocrates. Ils sont seulement belges. donc, on veut s’en débarrasser », ce qui déplace le problème d’une argumentation républicaine de principe vers une attaque ad hominem bête et méchante. Ou encore que « Baudouin n’était pas seulement un ultraconservateur. Il a aussi appuyé la lutte contre le racisme ». Merci Walter : avec de pareils amis – dans les rangs des républicains de principe –, on n’a plus besoin d’ennemis…
  • WILFRIED MARTENS, auteur récemment de ses « Mémoires », y établit certaines « vérités » au sujet du roi Baudouin, notamment en ce qui concerne l’avortement ou le Rwanda. Et revient, dans une interview à Francis Van de Woestyne (La Libre Belgique), sur son idée de ratification des lois votées par le Parlement soit par le roi, soit par le président de la Chambre. C’est vrai que ça ferait vachement avancer la démocratie, qu’on puisse se dire de telle loi qu’elle n’a pas eu l’heur de plaire au chef de l’Etat, et que c’est donc un second couteau qui l’a promulguée…PIERRE KROLL, dans ses Petits Textes 2003, raillait les Ecolos pour leurs revendications républicaines de l’époque : « Une République ?! L’idée de Josy Dubié : un président et un vice-président, qui se présentent en ticket et sont de la même couleur politique mais l’un flamand, l’autre wallon.
    T’as pensé à ce que ça donne pour du vrai, ça, Josy ? A tous les coups : Jean-Marie Pfaff et Marc Wilmots. Bon d’accord, je sais : les Américains ils ont bien Georges Bush, mais le jour où ils voteront pour un pot de ketchup, on ne va quand même pas se sentir obligé d’élire un tube de mayonnaise. »
    T’as raison, Kroll, continuons à nous farcir des tubes de mayonnaise ou de ketchup même pas élus, c’est bien plus sûr : la loi du sang, y a que ça de vrai !
    Allez, il a bien mérité son titre de chevalier de l’ordre de la Couronne…La question royale vue par STEPHANE BERN : « En juin 1944, au moment du débarquement des alliés, Léopold III, la princesse Liliane, qu'il avait épousée en 1941 et les enfants royaux furent déportés à Hirschstein, en Allemagne, puis à Strobl en Autriche, où l'armée américaine vint les libérer le 7 mai 1945. En raison de la situation politique en Belgique, le roi Léopold et sa famille quittèrent l'Autriche en octobre de la même année pour s'installer en Suisse, dans la villa "Le Reposoir", à Pregny.
    Ils y séjournèrent jusqu'en juillet 1950. En 1948, il fit un voyage aux Etats-Unis, qui lui permit de visiter, notamment, New-York, Pittsburgh et Princeton. Le roi Léopold III accompagné du prince Baudouin et du prince Albert, rentra le 22 juillet 1950 en Belgique.
    Le 1er août de la même année, le souverain décida de demander au Gouvernement et au Parlement de faire voter une loi assurant la délégation de ses pouvoirs à son fils, le prince Baudouin, duc de Brabant, qui, le 11 août 1950 prit le titre de prince Royal. Le 17 juillet 1951, il prête le serment constitutionnel de Souverain devant les représentants de la Nation. Baudouin Ier est le cinquième roi d'une dynastie.“
    Source: http://www.gotha-fr.com/fr/bio/description.asp?idp=12 AMELIE NOTHOMB, interrogée en 2001 sur ce qu’elle pensait du prince Philippe, faisait preuve d’une rare intelligence politique : « ... Je me tairai pudiquement... Disons que c'est quelqu'un d'assez ordinaire. Mathilde est exceptionnelle et lui est normal. » Et de poursuivre : « Le Roi Albert II a quelque chose de formidable, c'est que c'est vraiment le Belge type. Je trouve ça génial qu'un Roi soit à ce point à l'image de ses sujets. Il n'a pas l'air d'un Roi, il a l'air d'un brave type à qui on donnerait une claque dans le dos et qu'on inviterait à manger des frites place Flagey. ». On préfère qu’elle écrive des livres, ou même qu’elle cause chapeaux et fruits pourris…
  • Mathilde et la microfinance :
    Le 2 février prochain, la princesse Mathilde présidera, au collège d’Europe (Bruges) une table ronde sur la microfinance. Nul doute qu’elle a beaucoup à apprendre…
  • Les betteraves de la reine d'Angleterre :
    38.793 € : c’est la somme que la Belgique a versée en 2005 à la crème de l’aristocratie britannique : la reine d’Angleterre, le prince Charles, le duc de Westminster, le duc de Malborough, le duc de Bedford et le comte de Plymouth se partagent ce beau gâteau. Merci qui ? La Politique agricole commune ! Ces aristocrates sont en effet à la tête d’exploitations considérables, tant du point de vue de leur superficie et de leur production que du nombre de têtes de bétail. Ce qui suffit à ce qu’ils se voient attribuer une aide de la part de chaque pays de l’Union européenne. On imagine que les républiques allemande et française doivent grincer des dents, contraintes de verser respectivement à Her Majesty et aux siens 300.000 et 222.000 €… Quant à la Belgique, elle avait réclamé en vain, lors de la réforme de la PAC, un plafonnement des aides par exploitation.
    (source : Le Soir, 4 janvier 2006)
  • Royales audaces :
    Du discours royal de cette fin d’année 2005, on retiendra que le roi a l’impression que les Belges s’entendent bien quand même, et qu’il s’en réjouit. Qui l’eût cru ?
  • Fabiola et le fisc :
    Comme tous les nantis, Fabiola applique à la lettre l’adage « un sou, c’est un sou ». Aussi a-t-elle réclamé au fisc le remboursement d’une somme de 400 € indûment perçue : une taxe sur l’achat de sicav d’actions qui a été jugée illégale par la Cour européenne de justice en 2004. Rappelons que Fabiola perçoit une dotation annuelle d’un million d’euros, ce qui lui permet visiblement de payer des experts comptables.
    Et pour déposer plainte contre un titre de reine indûment perçu, c’est quel guichet ?
    (source : la DH, 5 décembre 2005)
  • Le prince Laurent et les faux bourdons: c'est du pareil au même ! C’est le Nord-Eclair du 1er juillet 2005 qui nous l’apprend : le prince Laurent trouve que les mâles « servent juste à faire des bébés ». En tout cas, c’est ce qu’il a dit aux bienheureux enfants d’une école de Kain qui avaient gagné le concours Natura 2000, dont le prix ô combien prestigieux était… une activité avec le prince Laurent ! Les écoliers ont donc présenté au prince un exposé sur la ruche, au cours duquel ils lui ont expliqué que les faux bourdons ne faisaient rien, si ce n’est faire des bébés. Ce qui a inspiré à Laurent un parallèle audacieux avec « la vie de tous les jours » – on suppose qu’il parlait des êtres humains, puisque après tout les abeilles font partie également de « la vie de tous les jours ». Et on suppose aussi que son brillant commentaire était directement inspiré de ses activités de prince…
    Dans le même journal, on apprend que les pauvres élèves de Kain qui auraient voulu voir le prince leur dédicacer l’une de ses photos en ont été pour leurs frais, Laurent ayant dû refuser au motif qu’il ne pouvait pas signer. C’est vrai que quand on voit ce qu’il arrive à son frangin de signer, on comprend que le palais ait frappé les rejetons royaux d’une interdiction de signature… (N.G.)
  • Constitution européenne : le saviez-vous ? Alors que les Constitutions française ou américaine sont solennellement présentées comme l’expression de la volonté populaire (« Nous, peuple… »), le texte de la Constitution européenne commence par ces mots : “Sa Majesté le roi des Belges…”, suivis d’une énumération de chefs d’Etat, parmi lesquels, rappelons-le, certains ne sont même pas des représentants du peuple démocratiquement élus …
  • Albert II, le racisme et les écoliers. Notre bon Albert II s’est donc fendu d’une visite privée à la firme Remmery, à Ledegem, afin de soutenir Rik Vannieuwenhuyse, l’employeur sur qui pèsent des menaces de mort au motif qu’il emploie une musulmane portant foulard. Jusque là, rien à dire. Où les choses se corsent, c’est lorsqu’on apprend que quelque trois cent enfants (300 !) d’une école maternelle locale ont débarqué. Une école maternelle, c’est-à-dire des enfants âgés de 2 ans ½ à 6 ans. Tant qu’à exploiter le sujet avec de si jeunes élèves, on aurait préféré qu’on les sensibilise à la tolérance, à la non-violence et à la solidarité avec leur camarade Ayup, fils de Naïma, plutôt que de les envoyer agiter des petits drapeaux belges sur le passage du roi. Même si, sans cela, le public se réduirait comme peau de chagrin, comme ce fut encore le cas à Ledegem où on ne comptait qu’une petite dizaine de spectateurs adultes.
    L’occasion de rappeler que le Cercle républicain met à disposition une lettre de protestation à adresser aux échevins de l’instruction publique et bourgmestres qui organisent ainsi l’inoculation du virus monarchiste de nos chères petites têtes.
  • « La monarchie ? La plus pitoyable de nos institutions »
    Cette fois, ce n’est pas moi qui le dis, mais une journaliste du Guardian, Polly Toynbee, qui titre ainsi un article consacré au mariage de Charles et Camilla Parker Bowles et publié en français dans le Courrier International n°746 du 17 février 2005.
    Entre autres choses, cet article relève que selon un récent sondage, seuls 55% des personnes interrogées préféraient l’héritier de la couronne à un chef d’Etat élu. Ce qui est tout de même 15% de moins que le score qu’atteignait encore la monarchie britannique dans les années 1980 et 1990.
    Euh.. on ne pourrait pas trouver au prince Philippe une maîtresse, de préférence mariée et au physique ingrat, mais qu’il aurait l’outrecuidance de persister préférer à la pourtant si jolie et si gentille Mathilde… ? Visiblement, ça fait hélas plus avancer le schmilblick que toute une panoplie d’arguments de principe imparables.

    « L’emblème scintillant du souverain infantilise la nation tout entière en la plongeant dans une fascination malsaine pour tout ce qui touche à la maison royale (…). Elle corrompt l’idée de la citoyenneté et le sens de l’Etat. (…) Car la tyrannie exercée par une monarchie ne réside pas tant dans son pouvoir temporel, plutôt faible, que dans son emprise sur l’imaginaire national. Son esprit s’infiltre dans la politique, tuant dans l’œuf toute velléité de réforme et donnant au pays des fantasmes de grandeur. Elle instille une appétence vulgaire pour un gouvernement fort sous la quasi dictature d’un parti unique : le gouvernement de Sa Majesté. »
    Polly Toynbee
  • Ostende, fief républicain ? On se souvient que la Donation royale avait chassé l’an dernier un restaurateur de la Villa royale d’Ostende qui exploitait cette dernière depuis vingt ans, au motif qu’il s’agissait d’une activité commerciale. Depuis un an donc, la Villa est à l’abandon, et se dégrade, à tel point qu’elle est aujourd’hui répertoriée dans l’inventaire des maisons à l’abandon, détériorées ou déclarées inhabitables de la ville… et que son propriétaire va donc se voir réclamer le payement d’une taxe de 25.000 € – et non 2.500 €, comme communiqué initialement par le Soir du 18 avril. C’est en effet en tant que bâtiment d’entreprise cumulant deux infractions, et non en tant que maison, que la Villa sera taxée, et ce à moins qu’elle trouve un nouveau locataire d’ici fin 2006.
    Si l’on ajoute à cela qu’une bande de joyeux drilles ostendais a entrepris de mutiler les statues de rois ornant la ville, coupant ainsi une main à Léopold II sans que les autorités ostendaises s’en émeuvent, il y a de quoi s’interroger et conclure, comme le faisait déjà Eddy Surmont dans le Soir du 18 avril, que sans doute « la reine des places ne comptera plus jamais une tête couronnée parmi ses citoyens… ».
  • Astrid, fille de pub. Après Albert & Paola utilisés par le CD&V dans un spot publicitaire électoral, voilà maintenant que c'est la princesse Astrid qui fait de la publicité, pour un coiffeur et un bijoutier cette fois. Ca se passe dans un récent Match, où sont publiées des photos de la princesse mentionnant explicitement le nom du salon de coiffure et celui du bijoutier auxquels Astrid doit une part de sa beauté. Ce qui n'a pas plu, on s'en doute, aux fournisseurs officiels de la Cour, mais là n'est pas l'essentiel.
    A quand Laurent dans une pose lascive sur le capot d'une voiture de sport, ou dégustant avec force pourlèchements une fourchette de pâtes italiennes accompagnées d'un soda américain ? A quand Mathilde vantant les mérites d'un dentifrice qui laisse les dents blanches pour un sourire éclatant ou d'une crème anti-cernes 100% efficace ?
    La monarchie ? Une image, qu'on vous dit. Une image qui coûte cher...
  • Danois rétifs aux charmes de la monarchie ? Le mariage princier danois du 14 mai dernier a été l'occasion de rappeler, dans toute la presse, à quel point l'attachement de la population danoise à la monarchie est grand. Il est dès lors curieux d'apprendre, dans La Libre Belgique du 13 mai par exemple, que la police danoise est en émoi suite à la décision du couple princier de défiler en carosse: celle-ci a interdit au public de lancer des fleurs aux mariés, craignant que des "esprits malsains" lancent n'importe quoi sur les toutereaux, ce qui transformerait l'"heureux événement en tragédie".
    On avait déjà cru comprendre, par le biais d'une pétition républicaine européenne, qu'il y avait au Danemark quelques républicains. Il semblerait que l'information se confirme...
  • Laurent : chasse au gaspi ! Après s'être déjà mobilisé le 20 avril pour le recyclage des déchets, voilà que le prince Laurent remet ça, le 30 avril, en "rehaussant de sa présence", comme on dit dans ces cas-là, une activité du projet "Chasse au Gaspi".
    Décidément, le pauvre homme se rend-t-il compte qu'il scie la branche sur laquelle il est assis ?
  • L'abus de monarchie nuit à la santé !
    Le mariage, le 14 mai, du prince héritier danois Frederik avec Mary Donaldson, suscite l'annulation de très nombreux rendez-vous médicaux dans les hôpitaux de Copenhague. Beaucoup de malades devant subir des examens pré-opératoires estiment visiblement que leur santé passe après la noce princière.
    De la même manière que la presse belge a longuement insisté sur le fait que le prince Philippe avait "sauvé la vie" d'une malade du SIDA en Afrique du Sud, nul doute que la presse danoise aura à coeur de publier le chiffre des décès dûs à cet excès de ferveur monarchiste.
    A moins que...
    La même dépêche mentionne que les réservations de voyages n'ont aucunement souffert, en revanche, du mariage princier. Et elle attribue cela au fait que certains Danois seraient trop heureux d'échapper à la folie monarchiste.
    Hypothèse: et si c'étaient les mêmes qui décommandent leurs rendez-vous médicaux pour s'envoler vers d'autres cieux ? S'ils étaient simplement horrifiés à l'idée de devoir subir, sur les écrans de télévision de l'hôpital, la retransmission en continu de la cérémonie de mariage ? S'ils préféraient risquer leur santé, voire leur vie, plutôt que de devoir gazouiller de concert avec d'autres éclopés aux yeux embués d'émotion devant le bonheur si sincère des tourtereaux ?
    Quoi qu'il en soit, la conclusion s'impose: la monarchie tue !
  • Ouvrages de dames. A ceux qui douteraient encore des hautes qualités intellectuelles et morales des familles royales d'ici et d'ailleurs, je voudrais dire quelques mots de la princesse batave Irène, soeur cadette de la reine Beatrix.
    Voilà en effet une femme qui, non contente d'être la frangine de la reine, consacre ses loisirs à l'écriture de livres sur des sujets aussi divers, éclairés et édifiants que:
    - les manières d'entrer en contact avec les morts
    - les qualités émotionnelles des arbres et des dauphins
    - l'émancipation des femmes et à leur carrière
    Il faudrait décidément que cette grande Dame recontre la reine Fabiola et les princesses Mathilde et Astrid. A elles quatre, ces dames, qui incarnent de toute évidence l'émancipation des femmes, formeraient une équipe de choc pour faire progresser d'un bond l'humanité.
  • Apartheid. Le 27 avril dernier, la princesse Astrid a assisté à Pretoria (Afrique du Sud) à une cérémonie commémorative à l'occasion de l'abolition de l'apartheid, il y a dix ans.
    Récapitulons donc: la princesse Astrid - et son époux - marquent ainsi leur solidarité avec ceux qui ont estimé et estiment encore qu'il fallait, au nom des principes fondamentaux des droits de l'homme, abolir une pratique archaïque fondée sur l'inégalité (en dignité et en droits) des êtres humains et sur la discrimination fondée notamment sur les origines ethniques ou sociales ou la naissance »
    Le Cercle républicain salue le progressisme du couple princier et tient à la disposition de chacun, contre versement des 12,50 euros de cotisation, une carte de membre du Cercle républicain (CRK asbl), lequel s'inspire rigoureusement des mêmes valeurs.
  • Virile noblesse. Depuis 1980, le roi a attribué 427 titres de noblesse, assisté en cela par la Commission consultative pour la reconnaissance des faveurs nobiliaires.
    Parmi ces 427 faveurs, seules 41 sont allées à des femmes, soit moins de 10 %.
    C'est ce que relève une étude réalisée par Xavier Carbonez et Stefaan Fiers,
    tous deux politologues à l'université catholique de Louvain (KUL).
    Le monde économico-industriel, quant à lui, se taille toujours la part du lion, loin devant la culture, la justice ou ... le monde politique.
    Mais quelle femme, il est vrai, pourrait prétendre mériter aussi bien de la patrie que les femmes du palais, qui comme chacun sait, se dépensent sans compter pour plus de justice sociale tout en étant des épouses et des mères modèles ?
  • Chrétien, démocrate et monarchiste. Un nouveau parti à la pointe du progrès est apparu sur la scène politique: le CDF. Chrétien et démocrate, il n'en est pas moins un farouche adversaire du mariage des homosexuels, partisan de la suppression de la mixité obligatoire à l'école, opposé à l'avortement et à l'euthanasie, et... ardent défenseur de la monarchie, dont il estime qu'elle doit être revalorisée. Car, c'est bien connu, les vilains pas beaux qui s'y attaquent veulent la mort de la Belgique et, en gros, n'ont rien compris.
  • Dur métier de prince... Les journaux du groupe Vers l'Avenir ont fait très fort en consacrant un dossier spécial, durant la semaine précédant le mariage de Laurent et Claire, au " métier de prince ". Ainsi donc, être prince serait un métier, n'en déplaise à ceux qui pensent qu'un tel vocable serait réservé aux occupations pour lesquelles une certaine qualification est nécessaire, qui est rémunérée et que l'on peut perdre en fonction des fluctuations du " marché de l'emploi ", de ses (in)compétences ou d'un âge limite préétabli. Sans même parler du caractère d' " utilité sociale " que le Petit Robert estime indissociable du concept de métier...
  • Claire et Laurent : chronique d'un non événement. Le mariage de Laurent et Claire est un non-événement, cela va sans dire. Pourtant, la presse écrite, radio et télévisée a fait tout son possible pour nous faire croire le contraire. malgré le peu d'engouement manifesté par la population. Et les divers commentaires ont aussi été l'occasion de relever quelques perles. Ainsi, Claire Coombs est-elle qualifiée de polyglotte, dès lors qu'elle parle français et anglais - silence pudique sur sa méconnaissance des langues nationales autres que sa langue maternelle -, et Laurent de jeune prince, malgré ses 39 ans bien sonnés. De son incivisme au volant et de ses grossièretés, il ne fut bien sûr pas question. Et pour l'agence de presse Belga, c'est devant Dieu que le mariage s'est célébré, Laurent et Claire s'étant dit " oui " " samedi matin 12 avril à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule après un passage à l'Hôtel de Ville de Bruxelles ". on ne serait pas un peu informés, qu'on pourrait croire qu'ils passaient à l'Hôtel de Ville pour admirer les dorures, comme de vulgaires (ou non ... ) touristes japonais.
  • Le prince Charles est très triste. Vraiment. Même que certains parlent de dépression et s'inquiètent pour sa santé mentale, faut pas demander !
    Non seulement son nom est, depuis plusieurs mois, mêlé à de sombres histoires, mais voilà que ses concitoyens, dans un sondage récent effectué par la BBC, le placent quatrième dans l'ordre de ceux qu'ils aimeraient voir quitter le pays. Et pour couronner le tout, si l'on peut dire, voilà qu'il risque bien de ne jamais l'être (couronné, faut suivre !), le royal attribut lui passant sous le nez pour aller coiffer directement son fiston, William. Le jour, du moins, où sa vénérable aïeule se décidera enfin à passer la main, ce qu'à en juger par son récent discours de Noël, elle ne semble pas prête à envisager de sitôt.
    Voilà encore un drame de la monarchie : le sens de toute une vie, pfffft !, envolé, tout ça parce qu'on se retrouve coincé entre une douairière qui n'en finit pas de régner et un morveux qui ne saurait éternellement tomber les p'tites Anglaises en attendant que la place se libère…
    Finalement, ce qui est amusant avec la monarchie, c'est qu'elle arrive encore à surprendre les premiers intéressés, alors même que pour les citoyens lambda, c'est l'institution qui incarne la stabilité, la sécurité, l'assurance d'un monde sans surprises ni soubresauts : Albert II qui se croyait peinard, et qui se retrouve sur le trône. Charles qui croyait qu'il n'y avait qu'à patienter, et qui se retrouve réduit tout à coup à n'être qu'un avorton de roi. Laurent qui voit le trône s'éloigner de lui à coup de lois saliques supprimées et de neveux, nièces et cousines accumulées.

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